J’ai découvert GTD à un moment où j’avais surtout besoin de reprendre le contrôle. Trop d’idées dans la tête, trop de petites choses à ne pas oublier, trop de projets ouverts en même temps.
Cinq ans plus tard, je ne pratique plus GTD comme une méthode parfaite. Je l’utilise plutôt comme une base. Certaines idées sont restées très utiles. D’autres sont devenues trop lourdes pour mon quotidien.
Ce qui a vraiment marché
La meilleure idée de GTD, pour moi, reste simple : ne pas garder les choses importantes dans sa tête.
Quand une tâche, une idée ou une inquiétude arrive, je la capture quelque part. Pas pour devenir plus organisé immédiatement, mais pour arrêter de la porter mentalement toute la journée.
Cette habitude a changé beaucoup de choses. Elle réduit le bruit de fond. Elle rend les journées plus calmes. Elle évite aussi de confondre “penser à quelque chose” avec “avancer dessus”.
Ce qui est devenu trop lourd
La partie la plus difficile a été de maintenir un système trop complet.
Pendant un temps, j’ai voulu tout classer correctement : contextes, listes, projets, prochaines actions, horizons, revues. Sur le papier, c’était propre. Dans la vraie vie, ça demandait beaucoup d’énergie.
Le risque avec GTD, c’est de passer plus de temps à entretenir le système qu’à faire le travail important.
Ce que j’ai gardé
Aujourd’hui, ma version de GTD est beaucoup plus simple.
Je garde trois choses :
- une boîte d’entrée pour capturer rapidement ;
- une liste courte de projets actifs ;
- une revue régulière pour remettre de l’ordre.
Le reste dépend des périodes. Quand ma vie est chargée, je simplifie encore. Quand j’ai plus d’espace, je peux détailler davantage.
Ce que je ferais différemment
Si je recommençais, je ne chercherais pas à appliquer GTD parfaitement dès le début.
Je commencerais par une seule habitude : tout capturer au même endroit. Ensuite seulement, j’ajouterais une revue hebdomadaire. Puis, si nécessaire, une liste claire des prochaines actions.
Le système doit suivre la vie réelle, pas l’inverse.
Mon avis honnête
GTD reste une très bonne méthode si vous avez beaucoup de responsabilités, beaucoup de projets, ou une charge mentale élevée. Mais ce n’est pas une solution magique.
La méthode aide surtout à voir plus clairement ce qui demande votre attention. Après, il faut encore choisir, renoncer, prioriser, et accepter qu’on ne peut pas tout faire.
Après cinq ans, je dirais que GTD m’a moins appris à être productif qu’à avoir confiance dans mon système. Et c’est peut-être le vrai bénéfice : savoir que les choses importantes ont un endroit où aller, même quand la semaine devient désordonnée.